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Sam, Sep

Petite réunion d’août, idées neuves et vieux doutes

Un cercle informel, improvisé, amical et estival d’académiciens s’est réuni le 18 août 2021 en visio-conférence. Une dizaine de participants était présente, merci à tous-toutes. Le sujet était très libre, et visait à dégager de nouveaux axes d’actions pour l’Académie de la viande au cours des prochains mois. 

 

Cette réunion n’a évidemment pas épuisé le sujet, il y en aura d’autres, mais d’ores et déjà quelques idées intéressantes ont pu être dégagées. Le premier de ces axes est de s’intéresser encore plus aux problèmes du vocabulaire. Et notamment de celui qui est employé volontairement ou non par des associations militantes et des médias ignorants ou complices (les deux existent) pour instiller un antispécisme doux, progressif, dans les expressions de tous les jours. René Laporte a justement fait remarquer que « nous faisons le constat d’une confusion volontaire ou non dans l’utilisation de mots propres à l’humain pour définir des états du règne animal »

A preuve récemment les commentaires entourant la naissance des petits pandas au zoo de Beauval. On a alors entendu les mots « grossesse » (au lieu de gestation ou gravidité), «accouchement » (au lieu de mise-bas), « papa », « maman », etc, qui sont des mots normalement réservés à l’espèce humaine. Un travail de compilation pourrait permettre de rétablir ou pour le moins de proposer une utilisation correcte des mots de la langue française. Celui-ci s’inscrirait dans la même ligne que nos récents travaux sur le vocabulaire concernant les substituts végétaux, les chairs de cultures, les agglomérats de cellules, les myofibrilles etc.

Par ailleurs, une analyse critique des publications du GIEC, notamment sur l’implication réelle des activités d’élevage dans les émissions de gaz à effet de serre, a été proposée, notamment à l’initiative de Pascal Mainsant.

Plusieurs académiciens ont approuvé Jean Louis Bignon, qui invite l’Académie et les académiciens à être plus présents dans le champ de la communication. On a suggéré que chaque académicien, individuellement, collabore mieux au site internet de l’académie, quand celui-ci sera opérationnel dans sa nouvelle version.

Une présence dans les réseaux sociaux devrait aussi être amplifiée, en collaboration avec des vrais spécialistes –avec ceux d’Interbev par exemple. Dans les mêmes domaines de la communication, l’académie pourrait être à l’origine d’un guide des restaurants axés viandes (y compris -pourquoi pas ? - les hamburgeries) établi sur la base des recommandations des académiciens.

Certains académiciens ont également recommandé des initiatives à l’égard de l’école, dans le cadre des diverses actions de pédagogie alimentaire.

La réunion a également souligné l’intérêt d’une collaboration plus active avec les Académies vétérinaire et d’agriculture. De même pour une ouverture du site sur l’international en liaison avec l’OIV et nos membres étrangers.

Une direction que suggère également Jean François Hocquette, qui met l’accent sur l’activisme de la Global Meat Alliance, d’inspiration nord-américaine et qui affirme « avoir pour mission de proposer une vision mondiale et positive pour la filière viande en partageant les meilleures idées et en développant des projets communs pour faire briller notre secteur sous un jour  nouveau». Toutes ces activités sont en rapport avec le sommet mondial des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

A noter que les promoteurs de la « cultured meat » ont créé leur propre alliance mondiale qui se préoccupe aussi de ce sommet.

L’ensemble de ces réflexions et propositions est destiné à être soumis aux académiciens en séance plénières, dans un prochain calendrier.