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Ven, Avr

Assemblée Générale du 28 février 2020

L’assemblée générale de l’Académie de la viande s’est tenue le 28 février à Paris,

(CGAAER 251 rue de Vaugirard)
Le président François Landrieu a ouvert la séance à 10h30, et a rappelé l’ordre du jour porté par la convocation.

1- Le procès-verbal de l’Assemblée générale du 1er mars 2019 a été approuvé à l’unanimité (motion 1).

2- Patrick Veysset (INRAE), lauréat de notre Prix scientifique 2019, a présenté son étude sur « Formation et répartition des gains de productivité en élevage bovin viande «  réalisée en collaboration avec Michel Iherm (INRA), Pierre Natier edt Jean Philippe Boussemart (université Lille). Cette présentation fait l’objet d’un compte rendu à part sur ce site. Voir pdf.

3- Le rapport financier pour 2019 a été présenté par Brigitte Richon. La trésorière a constaté que l’année d’exercice se terminait avec un solde positif de 5393 euros. Elle a rappelé que la convention de partenariat avec Interbev a été signée en juillet 2019 et est en cours d’exécution. En ce qui concerne les cotisations, la trésorière a constaté qu’à la date de l’assemblée générale 22 académiciens et 7 membres correspondants n’étaient pas encore à jour de leur cotisation.
L’assemblée générale a approuvé les comptes 2019 à l’unanimité. Elle a confirmé que la cotisation 2020 demeurait inchangée à 45€.

4 - Le président a ensuite présenté son rapport moral et d’activité. Le texte de ce rapport fait l’objet d’une publication séparée sur ce site.
L’assemblée générale a donné quitus à l’unanimité au Conseil d’administration et au Bureau pour l’activité de l’exercice écoulé, et approuvé les grandes lignes de l’activité 2020 telles qu’elles sont proposées dans le rapport.

5 – Le président a proposé d’admettre Jacques Giroux comme membre de l’Académie. Cette proposition a été accueillie avec faveur et pas acclamation. Jacques Giroux, aujourd’hui retraité, est bien connu dans les milieux professionnels pour sa longue activité dans les milieux de l’élevage, notamment ovin, et au sein d’Interbev.

6- Une motion votée à l’unanimité dispose que le secrétariat administratif et de correspondance est désormais établi chez Mme Brigitte Richon, 47 rue Sampaix 75010 Paris. Rappelons que le siège social de l’Académie est au siège d’Interbev 207 rue de Bdercy 75587 Paris cedex 12.

7- Parmi les questions diverses, le président a donné connaissance des statistiques concernant le site web de l’académie. Au cours de l’exercice 2019 et en nombres arrondis, le site a été visité par 10.600 visiteurs différents, ayant effectué 20.000 visites et visionné 85.000 pages.
Ces chiffres sont honorables, a estimé l’assemblée générale, mais mériteraient d’être dynamisé. Jean Louis Bignon a notamment proposé un lien avec la revue de presse publiée mensuellement par notre collègue Jacques Pujol. De son coté Jeanne Brugère propose qu’un lien soit également proposé avec le site de l’AFAS (Association française pour l’avancement des sciences). Ces propositions reçoivent un accueil favorable, les contacts seront pris.
Concernant l’annuaire de l’Académie, l’assemblée générale a décidé de confier à Jacques Pujol la mission de le reprendre en main pour le compléter et l’actualiser.

D’autres sujets ont été abordés : ersatz de viande et « meat bashing » par Pascal Mainsant à propos du livre « Steak barbare » de Gilles Luneau (éd. De l’Aube) ; rapport récent de la Cour des comptes en son chapitre sur la gestion de certains abattoirs publics par Jacques Pujol. Ce dernier a estimé que ce rapport proposait une analyse strictement comptable, dans prise en compte des aspects sociaux.
Un débat s’est également engagé à propos de la revue « Viandes et Produits Carnés », importante les chercheurs et les professionnels français. Son responsable, notre collègue Jean-François Hoquette, a attiré l’attention sur les problèmes rencontrés aujourd’hui pour le financement de cette revue. L’Académie s’est déclarée disposée à faciliter les actions nécessaires.
Plus aucun point de figurant à l’ordre du jour, le président a clos l’assemblée générale à 12h45.
Un déjeuner sur le stand d’Interbev au Salon de l’agriculture ensuite réuni l’ensemble de participants.

Le Conseil d’Administration de l’Académie de la viande s’est réuni le 28 février à 9 h30 à Paris, conformément à la convocation.
Le président a ouvert la séance à 9 h30. Conformément à l’ordre du jour il a soumis au conseil d’administration les rapports et les motions qui devaient être présentées à l’assemblée générale de l’Académie.
Le rapport financier, puis le rapport moral n’ont pas fait l’objet de modifications substantielles. La proposition visant à admettre Jacques Giroux comme nouveau membre a été approuvée.
Les différentes motions à présenter à l’assemblée générale ont été discutées et approuvées.
Plus aucun point de l’ordre du jour n’étant à discuter le président a levé la séance à 10 h20.

 

Rapport moral et d’activité
François Landrieu, président.


Mesdames et messieurs les académiciens, je suis heureux de vous accueillir pour cette assemblée générale qui doit être la 37ème de cette noble académie, créée en 1983 autour de notre cher Georges Chaudieu. Hélas, les rangs des pères fondateurs se sont bien éclaircis, mais nous sommes encore quelques-uns à nous souvenir de cette époque, autour de notre glorieux ancêtre d’abord, puis de Bernard Poulain qui fut notre président jusqu’en 2006, ce n’est pas si lointain.

Mais point de mélancolie ici, simplement la satisfaction de constater que l’intuition que nous eûmes à quelques-uns en 1983 était bonne et belle. A tous ceux qui ont contribué et qui encore contribuent à donner vie et intérêt à notre académie, merci.

Vous vous souvenez que l’an passé, deux de nos piliers les plus solides ont souhaité alléger leur tâche au sein du Bureau, je veux parler de Jean Louis Bignon et de René Laporte, le premier comme trésorier, le second comme secrétaire. Brigitte Richon a succédé à Jean-Louis, Jean-Luc Angot à René : je remercie une dernière fois les partants, je salue les arrivants, la relève est faite et nous poursuivons notre aventure.

Les années passent, et le commentaire qu’on peut en faire à chaque assemblée générale risquerait de devenir monotone, s’il n’était aussi préoccupant. Les filières de l’élevage et de la viande sont traversées de violents courants de contestation, de pures violences parfois, d’inquiétudes toujours. L’audace des militants extrémistes n’a plus de limites, les intrusions malveillantes dans les élevages ou les abattoirs, les attaques de boucheries ou de rayons viande se sont encore multipliées ces derniers mois, en dépit de quelques décisions de justice qui, enfin, prennent les choses au sérieux et font sentir la rigueur de la loi aux coupables – quand on leur met pour une fois la main au collet.

Notre propos ici n’est pas de revêtir la robe écarlate du procureur, nous n’en avons pas le goût. Il est encore, malgré tout, d’essayer de comprendre et de convaincre. Comprendre sous quelles impulsions honnêtes, et sous quelles impulsions moins honnêtes, la viande est mise en accusation dans les pays développés, et l’élevage abaissé au rang d’une pratique litigieuse. Les réunions que nous avons tenues, au cours de l’exercice écoulé mais aussi depuis plusieurs années, nous éclairent un peu.

La poussée démographique mondiale, insensée et incontrôlable, la dérégulation climatique, réelle, une attitude générationnelle fabriquée par et pour des urbains coupés des réalités naturelles mais pleins de nostalgie pour une nature idéale et rêvée, tout cela joue. Comme aussi jouent les ambitions des petits malins qui lorgnent vers les énormes chiffres d’affaire de l’alimentation humaine, et qui font tout désormais pour arracher la satisfaction de ces besoins à l’agriculture et aux paysans, dans le but de la mettre sous la coupe de grands groupes internationaux spécialisés, de l’industrie de la biologie - et aussi de normes sans cesse plus exigeantes, souvent hors de portée des pratiques paysannes et artisanales.

Il nous faut hélas dresser un bilan globalement négatif des batailles livrées depuis quelques années. Nous avons, en gros, perdu le combat de la communication. Le fait de manger de la viande est passé, dans l’univers médiatique, d’une attitude positive de progrès et de rationalité dans l’alimentation, de haut niveau de sécurité sanitaire et de qualité gustative à une attitude primitive, attentatoire à l’environnement, à la morale, à l’humanité toute entière.

Un journaliste du Figaro (même pas Libé…) avec qui je déjeunais récemment me déclarait ainsi dès l’abord et avec de l’effroi dans la voix : « Vous êtes de l’Académie de la viande… ? Vous vous rendez compte de ce que vous faites ? » Le cher confrère commanda de la purée rose et nous regarda manger une excellente entrecôte de vache normande avec un infini mépris.

Que dire, que faire ? Il reste encore heureusement une immense cohorte de consommateurs intelligents et raisonnables, qui incluent avec plaisir et en quantité équilibrée des produits animaux dans leur alimentation ordinaire. Il existe aussi, depuis une période plus récente, des amateurs éclairés en plus grand nombre, qui aiment consommer des viandes de haute qualité, des viandes qui portent l’imaginaire de provenances bien identifiées, françaises ou étrangères, dont les qualités gustatives sont développées par l’amélioration des moyens techniques de maturation, de conservation et de préparation.

Et puis, il faut le dire et en passer par là : il existe aussi un formidable dynamisme du marché du burger. Depuis 2015, le hamburger a détrôné le mythique jambon beurre comme sandwich préféré des Français, et il s’en vend à peu près 1,3 Md par an dans notre pays. Souvenez-vous qu’en 1969 Jacques Borel avait dû fermer ses Wimpy par manque d’intérêt du consommateur français pour ce type de restauration.

Souvenons-nous qu’en 70, Mac Donald avait renoncé à s’implanter lui-même en France et avait vendu sa licence à un entrepreneur avisé, Raymond Dayan, qui ouvrit le premier Mc Do de France à Créteil en 1972. Avec un succès tellement immédiat que les Américains n’ont eu de cesse de récupérer la licence en coulant Dayan devant les tribunaux en 1979.
Depuis, José Bové nous pardonne, ce type de restauration a induit une consommation galopante de présentations de type burger. Cela ne satisfait peut-être pas les goutteurs raffinés que nous sommes, mais cela montre au moins que la viande, les viandes, ont une large assise dans la consommation populaire, ce qui relativise un peu les attaques qu’elle subit par ailleurs.

L’activité courante de notre académie est faite vous le savez, de quelques réunions annuelles, et de travaux constants.

C’est ainsi que nous nous sommes réunis en session plénière le 24 mai 2019. Notre ordre du jour portait sur l’examen d’un avis du CNA sur l’Ethique dans les abattoirs. Jean Luc Angot nous a fait un résumé rapide des dispositions prévues, prélude à un débat assez long sur un sujet complexe.

Nous avons aussi évoqué le climat extrêmement désagréable de mise en cause des pratiques professionnelles et de la consommation des produits issus de l’élevage. En soulignant que « nous la croyons attisée régulièrement par les grands intérêts qui ont surgi ces dernières années dans la fabrication de produits de substitution à la viande, dont les développements industriels et commerciaux progressent plus rapidement encore que nous ne le pensions. »

Nous avons aussi constaté l’aboutissement de nos travaux de révision du Dictionnaire de la Viande, avec le toilettage de nombreuses entrées, et l’ajout de quelque 200 mots. La question qui se posait alors était de savoir quelle serait la traduction concrète de ce travail.

Soyons concrets : nous n’avons pas beaucoup progressé sur ce dossier. La publication papier a été différée jusqu’à maintenant, dans la perspective d’un travail de mise en forme électronique que nous devions effectuer en liaison avec l’INRA, soit sous forme de thésaurus soit sous celle d’un fichier ontologique. Malheureusement, ce travail n’a pas pu être réalisé jusqu’à maintenant, faute de l’arrivée de la stagiaire espérée dans l’équipe de Jean François Hocquette. Il semble que cette difficulté est en passe d’être levée, nous nous en remettons à notre collègue Hocquette qui porte cette affaire.

A cette même réunion plénière du 26 mai, nous avons eu le plaisir d’introniser deux des trois nouveaux membres de notre académie. C’est avec plaisir que nous avons ainsi reçu Mme Véronique Langlais, présidente de la Fédération de la Boucherie de Paris, et Mme Marie-Christine Scotta qui met les compétences qu’elle a acquises à Interbev au service de l’Académie, notamment en ce qui concerne les procédures de dégustation que nous mettons au point par convention avec l’Interprofession.

L’Académie de la Viande a tenu une autre assemblée plénière le lundi 4 novembre 2019 à Paris. Elle y a décerné ses Prix annuels après consultation de ses membres et par un vote à main levée.
- le Prix de l’Académie de la Viande 2019 (1.500€) a été décerné à l’essai de Jocelyne Porcher « Cause animale, cause du capital » publié aux éditions Le Bord de l’Eau.
- le Prix scientifique 2019 (1.000 €) a été attribué à l’étude « Formation et répartition des gains de productivité en élevage bovin viande » réalisée par MM. Patrick Veysset (INRA), Michel Iherm (INRA), Pierre Natier (Université de Lille-School of Management), Jean-Philippe Boussemart (Université de Lille-School of Management).

L’Académie a souligné l’intérêt de plusieurs ouvrages récents qui contribuent positivement aux débats actuels sur l’élevage et les produits carnés ainsi qu’à la connaissance des filières bétail-viande et de leurs produits, notamment :
- Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent les rester sans culpabiliser de Paul Ariès (éd. Larousse) ;
- La viande de l’élevage à l’assiette d’Alain Kondjoyan et Brigitte Picard (éd. Poche)
- Boucherie : Leçons en pas à pas de Romain Lebœuf (MOF) aux éditions Chêne.

La décision d’attribuer le Prix 20919 à Jocelyne Porcher pour son livre ‘Cause animal, cause du capital », publié par les Editions Le Bord de l’Eau, a été motivée par le fait que l’auteure, que nous connaissons bien et depuis longtemps, s’est constamment manifestée en faveur d’une approche raisonnée de la production animale et des filières viande.

Par ailleurs et peut être même surtout, les académiciens ont apprécié la très pertinente analyse de l’implication des grands intérêts capitalistiques dans les innovations technologiques du secteur alimentaire, du secteur viande en particulier – faux steak, fausse viande, production cellulaire en laboratoire etc.

Ces produits de substitution visent en fin de compte à soustraire la fonction nourricière des mains de l’agriculture, des paysans et des artisans, pour le profit de quelques grandes concentrations industrielles. Cette problématique a déjà été abordée ces dernières années au sein de notre Académie, et nous avons apprécié que Jocelyne Porcher contribue ainsi à nourrir notre argumentation. Même si nous ne partageons pas l’ensemble de ses positions.
Vous savez que nous devions initialement organiser le déjeuner de remise de nos Prix le 2 décembre 2019. Mais la grève des transports se profilait déjà, et à la demande de plusieurs, nous avons reporté au 27 janvier 2020.
Entre-temps les problèmes de grève n’ont pas disparus, le déjeuner habituel devenait difficile à organiser et finalement nous avons dû remettre nos Prix en cercle restreint – nous étions une dizaine seulement à entourer nos lauréats.

Par ailleurs notre Académie continue de s’impliquer dans la promotion des Concours de bétail de haute qualité par la remise d’une plaque Prix de l’Académie de la Viande. Nous avons en 2019 remis notre plaque et notre médaille à l’occasion des trois concours, ceux de Laguiole le 31 mars, de St. Christophe en Brionnais le 7 septembre et de Charolles le 1er décembre.

Ces trois concours sont évidemment placés sous l’égide de la Fédération Nationale des Concours d’Animaux de Boucherie de Haute Qualité, la FNCAB, avec laquelle nous collaborons étroitement. La FNCAB est, je le rappelle, présidée par notre ami académicien Jean Yves Renard, qui représente l’Académie de la viande lors de ces concours et qui le plus souvent remet lui-même plaques et médailles. Je le remercie une nouvelle fois publiquement pour le rôle très positif qu’il joue ainsi dans notre Académie.

Nous poursuivons cette année avec trois autres concours, celui de Bressuire (Deux Sèvres), le 27 mars, celui de Romenay (Saône et Loire), le 28 mars, et celui de Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), le 26 août.

Pour l’année qui commence, nous avons déjà quelques projets à vous soumettre. D’abord il faut poursuivre sur les mises en forme possibles de notre Dictionnaire. L’exploitation informatique de ces données est confiée comme prévue à une équipe de l’INRA, animée par Jean François Hocquette. Nous souhaitons également parvenir à une formule permettant l’édition papier de ce dictionnaires, qui à l’usage se révèle comme un bon instrument de sensibilisation et de communication.

Par ailleurs et à l’instigation de notre collègue Bernard Greffeuille, nous souhaitons pouvoir organiser un petit déplacement en mai ou juin sur les terres aveyronnaises de l’agneau Allaiton et de son entreprise familiale. Et, puisque nous serons à Capdenac Gare, nous nous souviendrons avec reconnaissance et émotion de Marcel Bruel, grand inspirateur de l’Interprofession bovine, ami et soutien de notre Académie, né et mort en cette terre aveyronnaise et dont nous serons plusieurs à souhaiter honorer la tombe dans le petit cimetière tout proche de Casanus.

Plus tard, en septembre ou octobre, avec nos amis de Rungis et singulièrement le président Fauchère, nous envisageons l’organisation d’une dégustation pour les professionnels et quelques invités de marque. Dégustation qui abonderait le travail effectué par notre amie académicienne Marie Christine Scotta et illustrerait les fiches de dégustation.

Entre temps nous aurons tenu une ou deux séances plénières sur les sujets qui feront l’actualité en cours d’année. Et nous espérons que nous nous retrouverons, cette fois tous ensemble, à notre déjeuner traditionnel début décembre pour remettre nos Prix 2020.

Chers amis, la vie de notre Académie est, vous le voyez, très active. Elle nécessite la participation de chacun d’entre vous, en fonction de vos disponibilités. A considérer la belle réunion d’aujourd’hui nous sommes heureux de constater votre implication dans un combat, qui sera sans doute encore plus rude dans les années à venir qu’il ne l’est aujourd’hui.

Nous devrons notamment prêter une attention inquiète aux processus de politisation des mouvements antispécistes, politisation en cours et déjà présente dans les élections prochaines. Raison de plus pour approfondir et élargir nos débats, puisque ce que peut une société comme la nôtre, c’est être intelligente un peu plus et un peu plus vite que ne le permet le brouhaha des empoignades publiques.

Je vous remercie à l’avance de l’approbation que vous donnerez à ce rapport moral et d’activité en votant la motion de quitus qui vous sera proposée.