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Ven, Sep

Transport international des ovins

Une conférence au Congrès Mondial Mérinos...

Notre confrère académicien René Laporte a proncé le 5 mai dernier une conférence sur le transport international des ovins vivants. Cette intervention s'effectuait à la tribune du Congrès Mondial Mérinos.

Les principaux échanges d'ovins vivants concernent d'une part, l'approvisionnement d'une grande zone de consommation qu'est le Moyen Orient et, d'autre part, les échanges à l'intérieur de l'Union Européenne. Le Moyen Orient importe tous les ans plus de 5 millions de têtes d'ovins et le principal fournisseur est l'Australie avec plus de 4 millions de têtes.Les échanges intra communautaires dans l'UE sont des mouvements d'ajustement de l'offre et de la demande entre pays producteurs et pays déficitaires. Certes importants ces échanges d'ovins vivants représentent moins de 10% des volumes de viande ovine échangés mais ils contribuent à une meilleure valorisation des productions en faveur des éleveurs.

En Europe, l'essentiel des transports est réalisé par route avec des camions bétaillères spécialement aménagés (systèmes d'abreuvement, systèmes de navigation avec enregistrement des paramètres) avec pour certaines destinations, telle la Grèce, l'utilisation de ferries.Par contre les transports vers le Moyen Orient sont réalisés en bateaux bétaillères avec des capacités de 10 000 à 100 000 têtes.

L'Australie, par l'importance des volumes qu'elle exporte, est à la pointe de la règlementation avec un système d'agrément des bateaux.L'UE comme l'Australie ont édicté des durées de transport par route et des normes de densités de chargement par route et sur les bateaux bétaillères.Ces transports sont au centre des demandes des associations de protection animale qui souvent prônent leur interdiction. C'est la raison pour laquelle les professionnels sont attentifs aux améliorations qui peuvent être apportées à leurs pratiques et aux équipements qu'ils utilisent, car le bien être des animaux est aussi un paramètre de la performance économique et de la rentabilité de leur activité.

L'OMC et l'OIE doivent être les garants de normes et de standards mondiaux qui répondent à l'objectif du bien-être tout en préservant les échanges et en évitant de nouvelles barrières aux échanges.

René LAPORTE – Consultant    

Références :-Sources statistiques : GIRA – Eurostat-Règlement 1/2005 de l'UE sur la protection des animaux en cours de transport;-Australian Standards for the Export of Livestock – Australian Government –Department of Agriculture, Fisheries and Forestry.

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